L'Esprit de la Forêt


Dans ce prétexte à simple rêverie, j’ai voulu dire combien, par l’image imaginée,
nous connaissons cet absolu de la rêverie
qu’est la rêverie poétique

Ici, les arbres sont des personnages, tels des esprits que l’on peut sentir nous frôler, qui font parfois peur puis nous rassurent, comme dans les contes de fées pour enfants.
On y voit des formes singulières qui s’habillent comme des fantômes,
On y perçoit des vierges folles et des sorciers.
Plus loin, nous pouvons surprendre l’étreinte de deux arbres en plein élan amoureux…

Dans les profondeurs de notre imaginaire se retrouvent l’Indien et l’Aborigène animiste.
Puis Goethe le Poète vient se joindre à eux pour nous raconter, autrement, la légende du « Roi des Aulnes », pour nous conter les visions de l’enfant apeuré traversant la forêt avec son père qui lui ne voyait rien.

Alors, vient aussi le philosophe-poète, Gaston Bachelard,
pour apaiser le rêveur occasionnel s’il fut surpris de s’être lâché à une rêverie profonde,
l’assurer qu’il a eu « raison » de rêver,
et qu’il a rêvé juste.

La Forêt

Elle grouille de ses secrets, de hurlements, de silences.

. . .  Elle règne, impériale et sauvage

. . .  sur une immense salle de spectacle

dont les rideaux s'ouvriraient majestueusement.

Quand l'autre oiseau nous a rejoints,

j'ai su que je rêvais juste !

. . .  On y perçoit des vierges folles et des sorciers,
 
. . .  des nus qui se lovent,
. . .  des visages qui aboient.
. . . l'arbre nomade, en marche
. . .  le sorcier rouge,
 
 

. . .  La musique est si intense dans cet océan,

comme un requiem dans une cathédrale.

. . .  Elle nous prend, nous hypnotise et

nous fait descendre dans nos tréfonds.

 
 
 
Sorcière araignée
Arbre grimpeur, en partance
La "Carte du tendre"
 
 
 
 
Le cri de l'amputé
 

Vieux résistant malicieux

. . . quand la forêt recule

( L'appel de l'aigle )  Loin de la forêt, le rêve insiste

Quand l'autre oiseau nous a rejoints,

j'ai su que je rêvais juste !